Antoine Lafont lauréat du concours international Alain Marinaro »

Rythmé par les passionnantes interventions de Daniel Tosi, compositeur et chef d'orchestre, intarissable sur les péripéties de la vie de Mozart et Chopin, mis à l'honneur tout au long de ce concours, le final du 18ème festival "piano à Collioure" orgnisé par les Amis d'Alain Marinaro" a dépassé toutes les espérances. Qualité, talent, enthousiasme, les (très) jeunes candidats ont tenu toutes leurs promesses pour le plus grand plaisir d'un public transporté. "Les candidats ont travaillé sur 2 oeuvres au lieu d'une", confiait Daniel Tosi, l'initiateur des morceaux sélectionnés, "nous avons mis cette année la barre très haut.je leur ai proposé des concertos exceptionnels, exigeants et remarquables, le concerto n°1 en mi mineur de Chopin et le n°3 de Chopin qui ont fait dire à Robert Schumann, parlant de Chopin, chapeau bas  Messieurs, un génie est né". Agés de 20 à 23 ans, les 4 candidats, accompagnés par l'orchestre philarmonique Perpignan Catalogne  ont séduit le jury et le public, "ces jeunes méritent que l'on s'occupe d'eux", s'exclamait Annie Lamarque, déléguée au rayonnement culturel, aux côtés de Guy Llobet, le maire, ému de veiller aux destinées "d'un concours qui monte en puissance d'année en année". C'est un vrai bonheur de rencontrer ces […]

On a perdu le paysage, les émotions colorées de Valérie du Chéné « hors les murs » dans la galerie du Tenyidor

Nous sommes le 5 août 2025, à Coustouge, l'atelier où Valérie du Chéné a posé palettes et pinceau, au cœur de l'incendie qui ravage le paysage audois pendant près de 20 jours. Au sens propre comme au sens figuré « on a perdu le paysage », décrit l'artiste « les premières flammes, oranges, violentes nous encerclent. Passée la première émotion, nous allumons des bougies et nous passons ainsi notre première nuit, les yeux ouverts, entourés de petites lueurs de flammes ». Brutalement, suite au passage destructeur du brasier, tout est noir, perturbant, mais l'artiste qui a vécu cette expérience inédite, tragique de l'intérieur, retrouve son langage pictural au travers d'une série de gouaches sur papier chargées en émotion, à la découverte d'un nouveau paysage. Présentée par Claire Muchir, Directrice du musée d'art moderne de Collioure, en mode « hors les murs », l'exposition souligne la prégnance de l'idée du feu au fil de l'histoire de l'art. « « le feu a permis à la couleur d'exister, il a permis le renouveau de l'art moderne en nous rappelant que la couleur des fauves a enflammé le salon d'automne de 1905 », Et si dans les Corbières, il ne reste plus que le noir et blanc sur la palette c'est juste que […]